
VOYAGE EN INDONÉSIE par Thierry Goix J'avais dans l'idée de passer l'hiver au chaud et j'envisageais une virée en Thaïlande lorsqu'un matin je reçus un coup de fil. "Tu sais quoi ? La British Airways fait une promotion jusqu'à 50% sur certaines de ses destinations" m'apprend un copain commerçant. Il me propose d'en profiter et de l'accompagner faire ses achats en Indonésie et de prendre du temps pour visiter le pays. La promo dure 48 heures, le temps de prévenir autour de moi, quelques renseignements et le billet est pris. Toulouse / Jakarta 2300 FF, pas de visa nécessaire ni de vaccins particuliers et le séjour est de soixante jours (attention, ne pas dépasser sous peine d'amende à la sortie !) ![]() Nous voilà donc partis fin janvier pour Londres Gatwick, l'embarquement et les transferts ne posent pas de problème si vous avez pris la précaution de signaler que vous êtes en fauteuil et de vérifier que c'est bien compris par tous les opérateurs. Le transfert de Gatwick à Heathrow (42 km) ne pouvant s'effectuer en bus, faute d'accessibilité et d'assurance, la compagnie nous a fourni un véhicule avec chauffeur pour cette petite virée entre les deux terminaux londoniens. Merci ! :-)
Une hôtesse nous accompagnera jusque dans le taxi qu'elle a réservé pour nous. Je regarde la foule hétéroclite de l'aéroport international et côté indonésien deux choses dominent : le sourire et la beauté. Tout de suite la moiteur vous transforme en éponge humide et vous quittez les derniers vêtements superflus pour les regretter cinq minutes plus tard à cause de la clim' du taxi. ![]() C'est l'instant du premier bilan pendant le trajet qui nous mène à Kuta Legian où nous attend un copain qui a loué un cottage (Panorama cottage). Ma première impression, c'est que le site semble excessivement touristique et peuplé mais rien ne semble manquer, au contraire. C'est un foisonnement de boutiques, d'hôtels, de restaurants, de "warungs" (restaurants locaux) et de camelots en tous genres.
Nous restons quelques jours à Kuta, le temps pour mes compagnons de régler leurs affaires et de louer une voiture (moins de 50 FF pour une "Kijan" 6 places, nous avons fait une affaire). Les Suzuki et autres 4x4 de frime sont à proscrire car ce sont des tape-culs étroits et tout juste bons à pavaner en front de mer ; il est impossible d'y rentrer un fauteuil en plus des bagages, et de toute façon si vous roulez un peu vous comprendrez vite qu'il vaut mieux avoir une voiture confortable vu l'état des routes. Si le coeur vous en dit, vous pourrez aller manger des sushis et des sashimis au "Goa", le lieu branché qui se transforme en boite sur le tard et où vous pourrez rencontrer, en plus des incontournables figures de la frime, tout un aréopage de belles de nuit... qui sont parfois des mecs. Vous n'aurez jamais assez d'yeux pour voir les trésors que recèlent les innombrables boutiques, tissus, batiks, bijoux, artisanat, mode, copies, etc. ![]() Rappelez-vous que le sésame pour ne pas se faire trop arnaquer reste, comme partout, le sourire et la politesse. Apprenez quelques mots d'Indonésien, c'est hyper facile, de plus presque tout le monde baragouine en anglais alors soyez aimables et naturels, c'est toujours payant. Ce sera d'autant plus facile que notre pouvoir d'achat est au moins vingt- cinq fois supérieur à celui de l'Indonésien moyen qui gagne environ 200FF par mois. Alors cool, prenez votre temps, ne vous énervez pas, ça ne changera pas grand chose.
Sachant cela, il devient plus aisé de se faire aider par ces personnes qui sont plutôt amènes par nature et pour qui seul le présent compte réellement. Les coups de main dans la rue ne posent que le problème de la compétence à expliquer son besoin et si vous avez de l'humour ça peut aller. On commence à voir des enfants mendiants mais c'est un phénomène nouveau lié à la crise monétaire qui frappe ce pays (+ 300% d'inflation en un an). Je vous conseille de leur acheter quelque chose à manger au lieu de leur donner de l'argent qui sera racketté par les parents. ![]() Une dernière "Bintang" (bière locale) devant le coucher de soleil sur les vagues de l'océan Indien et les surfeurs d'opérette qui barbotent en attendant le spot d'enfer, une salade d'avocats et du poisson ou simplement un "nasi- goreng" (riz sauté aux légumes très bon et pas cher) et il sera temps de refaire les sacs. En voiture, direction Candi Dassa ! ---------> |