Un nom, commun ou non, exploré dans un esprit de parti-pris,
pour notre plus grand plaisir...
Handicap
Handicap n.m., est emprunté (1827) à l'anglais handicap, qui représente probablement une contraction de hand in cap, proprement "la main dans le chapeau". Le mot, en anglais, a désigné (XVIIe S.) un jeu où l'on se disputait des objets personnels dont le prix était proposé par un arbitre, la mise étant déposée dans une coiffure (cap), et par la suite, sous la forme contractée handicap, une compétition entre deux chevaux (1754), puis des courses de chevaux (1780), le glissement de sens s'expliquant par l'idée de jugement comparatif de la valeur (des objets, puis des chevaux). Handicap est introduit en français, comme d'autres termes de hippisme, avec l'idée d'égaliser les chances des concurrents en imposant aux meilleurs de porter un poids plus grand ou de parcourir une distance plus longue. Par extension, le terme s'applique (1854) à d'autres sports puis par métonymie (1888, en cyclisme) se dit de tout désavantage imposé à un concurrent de qualité supérieure. De là vient (1913) le sens figuré d'"entrave, gêne", "infériorité" et, par extension (1964), celui d' "infériorité momentanée" en parlant d'une collectivité par rapport à une autre. Handicap a pris aussi la valeur sociale de handicapé.
Dictionnaire historique de la langue française, (Le Robert 1992)
Moralité : si au sens figuré handicap est une gêne, au sens propre c'est un désavantage appliqué au plus fort. Les handicapés ne sont vraiment pas ceux que l'on croit ! ;-)
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