
OU LES CONTES D'HOFFMANN Du plus classique au déjanté sévère, Les Contes d'Hoffmann ont subi tous les types de metteurs en scène. Dmitri Bertman nous était annoncé comme iconoclaste, nous l'avons trouvé bien onirique. Ses tableaux poétiques rendaient bien la magie des histoires fantastiques mises en musique à la fin du siècle dernier par Jacques Offenbach. Dans un décor de boîte de nuit surannée, sous des éclairages charmeurs, cette mise en scène originale sert l'oeuvre. ![]() Nous voyons et entendons ici un spectacle de troupe, celle du théâtre Hélikon de Moscou; les chanteurs russes ont évidemment un fort accent et une diction approximative; quant à leurs voix épaisses voire grasses, elles ne correspondaient guère à ce répertoire, ne pouvant se plier à la légèreté et aux enluminures de l'écriture d'Offenbach. L'orchestre rendait heureusement justice à la partition, sous la direction précise et enlevée de Valery Kritskov. Le Corum de Montpellier est une bien belle salle, parfaitement accessible, avec un parking souterrain à places GIC- GIG. Trois personnes en fauteuil roulant assistaient à la représentation, et pouvaient regretter que les places du fond servent aussi de promenoir pour les retardataires... |